Yersinia enterocolitica : connaître la diversité des souches pour prévenir les risques sanitaires associés

mercredi 13 novembre 2019
par  Claire BENES
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L’IFIP a participé à un projet dirigé par l’Anses visant à mieux connaître les propriétés des souches de Yersinia enterocolitica isolées de porcs français et leur capacité à se maintenir dans les industries agroalimentaires au froid.

Yersinia enterocolitica est identifiée comme le 3ème agent zoonotique dans l’Union européenne, derrière Campylobacter et Salmonella. Le porc, porteur sain de Yersinia enterocolitica, est reconnu comme le principal réservoir de Yersinia enterocolitica pathogène pour l’Homme. Une enquête menée par l’Anses en 2010 a montré que 13,7% des porcs charcutiers hébergeaient une souche de Yersinia enterocolitica pathogène. Les biotypes BT1A, 2, 3 et 4 ont été retrouvés.

Les tests in vitro ont montré que les souches de BT4 se distinguaient nettement des souches des autres biotypes par leur capacité à pénétrer dans les cellules intestinales porcines. Les souches ont toutefois montré une même capacité à s’implanter et à persister tout au long de la filière, quel que soit leur biotype. Ainsi, les souches de biotypes pathogènes (BT4, 3 et 2) ont été retrouvées dans l’élevage jusque 77 jours après l’infection des porcs. Toutes les souches étaient capables d’adhérer aux surfaces en inox, matériau couramment rencontré dans les industries agroalimentaires, et présentaient une température minimale de croissance comprise entre -2°C et 0°C.

Des études visant à mieux caractériser la colonisation du porc par les différents biotypes devraient permettre de proposer des protocoles pour contrôler la présence de Y. enterocolitica en élevage.

Etude financée par FranceAgriMer.

Contact : bastien.fremaux@ifip.asso.fr https%3A%2F%2Fwww.ifip.asso.fr%2Ffr... < ![CDATA[//>< !]]>