Perturbateurs endocriniens : rapport de l'EFSA

dimanche 21 avril 2013
par  admin
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L’EFSA est l’organisation européenne qui évalue les risques dans le domaine de l’alimentation. Elle apporte les bases scientifiques nécessaires aux institutions européennes pour prendre des décisions.

A la demande de la Commission européenne, l’EFSA a élaboré et publié le 20 mars un avis sur l’identification et l’évaluation des perturbateurs endocriniens.

Unperturbateur endocrinien (PE) est une substance qui nuit à la santé en agissant sur le système hormonal. Il peut avoir des effets par exemple sur la fertilité, le développement fétal ou embryonnaire, la puberté ou le métabolisme et parfois sur plusieurs générations.

Les PE sont difficilement identifiables car ils agissent à de très faibles doses et parfois de façon très tardive. De plus leurs effets peuvent être imputés à d’autres causes (génétique, malnutrition, âge). Les PE peuvent être des produits chimiques (bisphénol A), des médicaments (DES) ou des produits naturels (phyto-oestrogènes). Ils peuvent être présents dans l’alimentation.

Les tests recommandés par l’EFSA pour identifier les PE sont ceux prescrits par l’OCDE . Ils utilisent toutes les connaissances et méthodes scientifiques disponibles. Ils sont en permanence mis à jour par des experts du monde entier et font référence. Ils reposent sur les méthodologies in silico, in vitro et in vivo. Ils sont généraux (recherche de l’effet) ou mécanistiques (étude du mode d’action). Les essais sur animaux (rongeurs, poissons, insectes) permettent de mettre en évidence et étudier les effets sur les organismes. Les tests in vitro permettent d’observer et de comprendre des effets au niveau cellulaire. Les tests in silico permettent de comparer les produits sur des bases de données.

Mais ces moyens ne permettent pas de détecter tous les perturbateurs endocriniens. Les connaissances scientifiques sont insuffisantes pour comprendre et détecter certains effets. L’EFSA comme l’OMS demandent davantage de recherche dans ce domaine. Il demandent aussi de diminuer l’exposition des populations et de l’environnement aux PE détectés. Institutions Méthodes alternatives Recherche animale Santé Find us on Twitter