2022, l'année de la gastronomie française

vendredi 10 juin 2022
par  clement.sirdey
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gastronomie circuits courts production locale <https://agriculture.gouv.fr/sites/m...> Charte des valeurs pour une gastronomie humainement engagée, appel à projets, labellisation et subvention… Lancée à l’automne 2021 par le président de la République Emmanuel Macron, l’année de la gastronomie française est l’occasion pour l’État de renouveler son soutien à l’ensemble de la filière, des producteurs aux restaurants.

Cette initiative intervient alors que la profession, dans son ensemble, a été mise à rude épreuve par la crise sanitaire en 2020 et 2021. Les restaurateurs ont su rebondir, adapter leur offre, explorer de nouveaux plats, menus, modes de vente, de distribution et de livraison. D’autres ont modifié leurs relations avec leurs fournisseurs, partenaires et clients, privilégiant souvent les circuits courts et les ingrédients locaux.

Les quatre saisons

Afin de soutenir les efforts de l’ensemble de la filière, des producteurs aux restaurants, l’État a lancé, en métropole et dans les outre-mer, un appel à projet national « année de la gastronomie » qui a débuté en décembre 2021 et doit durer jusqu’en décembre 2022 .

Décliné au fil des saisons, il s’articule en quatre grandes thématiques : L’hiver de la gastronomie engagée et responsable ; Le printemps de la gastronomie inclusive et bienveillante ; L’été pour célébrer le partage et le vivre-ensemble ; L’automne des producteurs.

Les projets sont déposés et analysés au plus près des territoires par les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), partenaires de l’année de la gastronomie . Les meilleurs, sélectionnés par un comité présidé par Guillaume Gomez, ancien chef des cuisines de l’Élysée et représentant personnel du président de la République auprès des Acteurs et des Réseaux de la Gastronomie et de l’Alimentation, peuvent bénéficier d’un soutien de l’État. Les actions retenues dans les appels à projets bénéficient d’une labellisation « année de la gastronomie » et, dans certains cas, d’une subvention forfaitaire de 20 000 ou 50 000 euros – pour une enveloppe totale de 5 millions d’euros.

Les lauréats des deux premières saisons, l’hiver (28 projets) et le printemps (60 projets), ont déjà été annoncés. Les dépôts de dossiers de la troisième saison, l’été, sont terminés. Quant à la quatrième saison, l’automne des producteurs, elle sera ouverte prochainement .

Une charte, dix engagements

Par ailleurs, une charte des valeurs pour une gastronomie humainement engagée a été rédigée. Elle prône un retour à l’authenticité, au local et à l’humain. Parmi les 10 engagements pris, la promesse d’une gastronomie « bonne pour la société, parce qu’équitable (par une juste rémunération des acteurs, producteurs, restaurateurs, cuisiniers, personnels de salle), inclusive (handicap), ouverte (sans élitisme ni démagogie), et conviviale, parce que se nourrir ensemble est un bonheur partagé, et que la conversation est le couronnement du repas gastronomique des Français, inscrit par l’Unesco ».

À la conquête de nouveaux marchés et publics

À travers cet événement, l’État vise plusieurs objectifs : rassembler autour de la gastronomie un large public ; sensibiliser aux enjeux du secteur de la gastronomie, notamment en termes d’égalité, d’insertion, d’action contre les discriminations et d’inclusion sociale, de transition écologique, de numérisation ; donner la possibilité aux entreprises françaises du secteur de se faire mieux connaître, d’aller à la conquête de nouveaux marchés et à la rencontre de clients potentiels auprès desquels les produits, le savoir-faire et le service français dans le domaine gastronomique rencontrent une écoute favorable ; contribuer à la diffusion des savoir-faire locaux et artisanaux, au rayonnement de la culture gastronomique française et du patrimoine culinaire de notre pays.