Méthodologie de l'étude de G-E Séralini

vendredi 26 octobre 2012
par  admin
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<https://www.recherche-animale.org/s...>

Le Gircor reconnaît la place incontournable de l’expérimentation animale dans la recherche scientifique et en informe le public. Il promeut également les principes qui assurent l’acceptabilité éthique des études. Dans ce but, il anime le Grice (groupement des comités d’éthique) et a publié le guide d’évaluation éthique des études sur animaux, guide reconnu et largement diffusé. Ce guide vise à appliquer pour toute étude sur des animaux vivants la règle dite des 3R : remplacer, réduire, améliorer. L’évaluation éthique préalable permet également de confirmer le bien-fondé des études et de s’assurer que tous les moyens seront mis en œuvre pour répondre correctement à la question scientifique posée.

Gilles-Eric Séralini a publié et fait circuler il y a un mois une étude sur un maïs OGM et sur un herbicide. Cette étude est à l’origine d’une forte mobilisation médiatique et scientifique et les photographies des rats malades ont inondé les médias. C’est pourquoi le Gircor a jugé utile de rédiger cette note d’information.

Nous tenons à signaler que l’étude a été réalisée dans des conditions particulières. Sur la base de la publication comme seule source d’information disponible, le Gircor a relevé plusieurs points qui indiquent des manquements vis-à-vis des principes éthiques communément respectés en recherche animale :

- absence de signalement d’une évaluation par un comité d’éthique respectant la charte nationale portant sur l’éthique de l’expérimentation animale ;

- nombre d’animaux insuffisant (mis en avant par de nombreux commentateurs et agences) ce qui rend l’étude inutilisable ;

- exposition des animaux à un niveau de souffrance inacceptable (développement de tumeurs et pertes de poids importants sans mise en œuvre de points d’arrêt anticipés).

Si d’autres études doivent être réalisées suite à celle-ci, nous souhaitons qu’elles respectent les bonnes pratiques qui permettent la meilleure acceptabilité éthique de la recherche animale.

De nombreux scientifiques ont mis en avant des défauts de qualité scientifique dans cette étude.

OGM : le HCB réfute les conclusions de l’étude Séralini bit.ly/TBWpaF

— Laurent GIMALAC (@CabinetGimalac) Octobre 25, 2012

Ceci a amené quelques intervenants à mettre en cause la fiabilité du modèle animal et à proposer son remplacement par des modèles in vitro.

Les tests sur les rats remis en cause après l’affaire Séralini (OGM) :sante.lefigaro.fr/actualite/2012…

— Harold Knoll (@HaroldKnoll) Octobre 25, 2012

Sur ce point nous renvoyons ces intervenants vers les documents publiés par les organismes nationaux et internationaux en charge, et qui concluent de façon constante au caractère incontournable des modèles animaux. Nous rappelons aussi que les éventuels biais scientifiques d’une étude ne sont jamais imputables aux spécificités du modèle choisi mais à l’honnêteté du choix qu’en fait le chercheur qui l’aura utilisé. Et cette remarque vaut évidemment pour les modèles in vitro comme in vivo. Bien-être animal Ethique Recherche animale Find us on Twitter