Vers un cerveau simulé par ordinateur ?

vendredi 14 novembre 2014
par  admin
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<https://www.recherche-animale.org/s...>

Un enjeu scientifique colossal

Le challenge est présenté dans une vidéo officielle (en anglais) du projet européen : « Une centaine de milliards de neurones, connectés par cent mille milliards de synapses... Le cerveau humain est la machine la plus complexe que nous connaissons et aussi la plus mystérieuse  ».

Pour relever ce défi, le HBP regroupe 112 centres de recherche de 24 pays différents. Le cerveau de cette opération est une équipe de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse, dirigée par le neuroscientifique Henry Markram. La première phase du projet a débuté en 2013 et prendra fin en 2016.

« Nous avons déclenché une course au cerveau »

A déclaré Henry Markram à l’Université de Heidelberg, lors d’un compte-rendu des résultats des 12 derniers mois de recherche.

En effet, l’Europe n’est pas la seule à vouloir percer le mystère du fonctionnement du cerveau. D’autres initiatives démarrent en Chine , avec un projet qui mise sur la « constitution d’une base de données de marqueurs intervenant dans le développement des maladies neurodégénératives » et aux États-Unis, avec la BRAIN initiative du président Obama.

Débat autour du cerveau

Dans une lettre ouverte signée par 500 neuroscientifiques, dont 2 lauréats du prix Nobel 2014 , les chercheurs reprochent au HBP d’être trop centré sur la modélisation informatique.

Le débat s’est déclenché lors de la publication de la feuille de route de la deuxième étape du projet qui exclut les neurosciences cognitives des financements directs de la Commission européenne. Ce domaine de recherche s’intéresse aux mécanismes neurobiologiques de la perception, du langage, de la prise de décision et de la mémoire, entre autres.

Guillaume Masson, directeur de l’Institut de Neurosciences de la Timone à Marseille, nous explique que dans la deuxième phase du projet « la contribution des neurosciences cognitives a été revue à la baisse » et que, désormais, « les recherches animales sur des primates non-humains ne seront sans doute pas éligibles dans le cadre du HBP  ».

Ainsi, les données expérimentales qui vont valider le « cerveau numérique » seraient réalisées uniquement chez la souris et chez l’humain. Actuellement, un processus de médiation est mis en place afin d’ouvrir le dialogue et de repenser la stratégie scientifique du HBP. Affaire à suivre. Recherche animale Recherche fondamentale Find us on Twitter