Cancer : un dépistage précoce grâce à une prise de sang

vendredi 7 novembre 2014
par  admin
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Pourquoi parle-t-on d’une « première médicale » ?

Jusqu’à présent, uniquement les cancers du sang comme la leucémie pouvaient être détectés par une prise de sang. Aujourd’hui, le cancer de la prostate, du sein, du côlon et du poumon demeurent les plus fréquents en France. Il s’agit de tumeurs solides qui « se voient très rarement dans le sang », explique dans une vidéo le cancérologue Gilles Freyer.

L’intérêt du dépistage précoce

La détection et le traitement précoces permettent de réduire le taux de mortalité lié au cancer. D’ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé souligne sur son site « qu’un nombre significatif de cancers peuvent être soignés par la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie surtout s’ils sont détectés suffisamment tôt ».

C’est le cas du cancer de la prostate, premier cancer chez les hommes : les patients sous traitement présentent un taux de survie de 100 % si le cancer est détecté au premier stade de la maladie. Par contre, si ce même cancer est détecté à un stade avancé (présence de métastases), la chance de survie du patient diminue à 60 % selon un document publié en 2013 par la Haute Autorité de Santé (page 8).

Sur la piste animale

« D’après des études sur des animaux, nous avions compris que les cellules tumorales sont dans le sang des années avant les premières métastases. Nous y avons vu une fenêtre pour prévenir la formation des premières métastases, et sauver le patient. » précise Patrizia Paterlini-Bréchot, fondatrice de la compagnie Rarecells Diagnostic qui a développé le test. C’est le début des études sur les Cellules Tumorales Circulantes , des cellules qui quittent la tumeur d’origine et circulent librement dans l’organisme.

Un essai clinique valide les observations réalisées chez l’animal : « sur les 245 patients qui ont participé à l’étude, cinq avaient des cellules cancéreuses dans le sang, ils sont aujourd’hui guéris », informe le Pr Paul Hofman dans la vidéo ci-dessus. Chez ces cinq patients, il n’y avait aucun nodule visible au scanner.

Un test très sensible

Vingt-ans de recherche ont été nécessaires pour aboutir à ce test. Surnommé ISET (Isolation by Size of Tumor Cells), le nouveau test détecte « une cellule tumorale dans dix millilitres de sang, c’est-à-dire mélangée en moyenne à cent millions de globules blancs et cinquante milliards de globules rouges », explique Patrizia Paterlini-Bréchot. Avancées scientifiques Recherche animale Santé Find us on Twitter